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Les coupures à l’aide sociale : 1 an plus tard, ça fait toujours mal.

Québec, le 27 février 2014 / Il y a un an aujourd’hui, la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, signait et publiait en catimini un projet de règlement introduisant des coupures importantes à l’aide sociale ; pour les familles biparentales avec de jeunes enfants et les personnes âgées entre 55 et 57 ans.

La porte-parole des groupes de défense des droits des personnes assistées sociales de la région de Québec, (Association pour la défense des droits sociaux Québec métro – ADDSQM - et le Regroupement des femmes sans emploi du nord de Québec - Rose du Nord- Renée Dubeau constate que : « ces coupures ont toujours des impacts dramatiques sur des personnes et des familles de notre communauté. Nous demandons à la ministre d’annuler ces coupures et d’agir pour que toutes les personnes exclues du marché du travail puissent compter sur un revenu leur permettant de vivre dans la dignité ».

Madame Laprise témoignait, l’an passé, de son indignation, se voyant dans l’obligation d’attendre 58 ans pour avoir une amélioration de sa situation. Malgré que la Ministre affirmait qu’elle n’échapperait personne, madame Laprise fait partie de ceux et celles qui ont bel et bien été « échappéEs » par le système. Toutes les démarches proposées la ramènent à la case départ, avec un chèque de 610$ par mois. Poutant, elle a tous les éléments pour obtenir la « contrainte sévère » du ministère et par la même occasion, la possibilité de recevoir un revenu qui lui permettrait de mieux vivre et auquel elle a droit.

Renée Dubeau profite aussi de cette occasion pour dénoncer l’ensemble des coupures qui viennent diminuer les prestations d’aide financière de dernier recours (pensions alimentaires pour enfants soustraites des prestations du parent gardien, coupures pour « vie maritale », etc.). « Pourquoi le Parti Québécois s’est-il attaqué aux familles avec de très jeunes enfants en sabrant dans le revenu de leurs parents ? En plus, le Parti Québécois s’était engagé à mettre fin au détournement des pensions alimentaires pour enfants, pour ensuite faire volte-face après avoir pris le pouvoir. C’est très décevant de la part d’un gouvernement qui se targue d’avoir comme valeurs la solidarité et la justice sociale », conclut Renée Dubeau.