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Célébration de la Saint-Valentin : Le droit à une vie de couple, ce n’est pas pour tout le monde

À l’occasion de la Saint-Valentin, le Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ) dénonce le fait que le droit à une vie de couple soit nié pour les personnes qui doivent avoir recours à l’aide sociale. Pour ces personnes, faire vie commune avec l’être aimé signifie que leur prestation d’aide sociale sera diminuée ou carrément annulée pour cause de « vie maritale ».

Amélie Châteauneuf, porte-parole du FCPASQ, rapporte les injustices dont elle est témoin : « Pour une personne assistée sociale, même si elle est très malade, le choix de faire vie commune avec la personne qu’elle aime signifiera la perte de son autonomie économique. Pour les couples dont un des conjoints travaille, même à temps partiel et au salaire minimum, l’autre conjoint sera totalement privé de revenu. Cela place ces personnes dans une situation de survie indécente. Les personnes assistées sociales ne se sentent plus comme des êtres humains, parce que c’est l’État qui gère leur vie amoureuse et elles doivent faire face à des enquêtes intrusives quant à leur vie privée ».

La porte-parole du FCPASQ dénonce aussi une situation très fréquente : le fait que des colocataires, qui s’entraident dans la vie de tous les jours, soient considérés comme conjoints et subissent une coupure de leur prestation. Le système actuel prive ces personnes de l’entraide et contribue à les isoler et à détériorer leurs conditions de vie.

Le FCPASQ revendique que chaque personne exclue du marché du travail reçoive son propre chèque d’aide sociale afin de garantir l’autonomie économique, le droit d’aimer et le respect de la vie privée de chacun et chacune. Pour assurer leur dignité, la prestation d’aide sociale devrait couvrir l’ensemble des besoins essentiels, ce qui est loin d’être le cas à l’heure actuelle.