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Le Front commun des personnes assistées sociales du Québec dénonce l’illusion de la CAQ de lutter contre la pauvreté


Le FCPASQ rappelle que l’aide ne bénéficiera qu’à une portion partielle des personnes inaptes à l’emploi. Le regroupement considère inexacte d’employer des termes d’aptes et d’inaptes à l’emploi pour désigner les prestataires à l’aide sociale. « Ce n’est pas parce qu’une personne n’est pas parvenu à faire reconnaitre sa contrainte à l’emploi, que celle-ci est apte au travail. Il y a une marge importante qui affecte les personnes qui ne « fitent » pas dans le moule » précise Guillaume Grenon, porte-parole du FCPASQ.

En effet, le système d’assistance sociale actuelle est divisé en deux catégories principales. D’un côté, les personnes ayant la reconnaissance de contraintes sévères à l’emploi, c’est à ces dernières que profiteront les augmentations promises par le ministre Boulet. L’autre catégorie désigne les personnes sans contrainte à l’emploi ou avec contraintes temporaires. Cette catégorie représente des personnes qui ont été exclues du marché de l’emploi pour différentes raisons, elles peuvent être d’ordre physique, psychologique ou cognitif, mais dont le diagnostic n’est pas prévu au règlement d’aide sociale. « Les raisons peuvent aussi être extérieurs aux personnes, c’est le cas par exemple des femmes qui ne peuvent accéder au marché de l’emploi en raison des personnes à leur charge » affirme Marie-Hélène Fortier, co-porte-parole du FCPASQ.

En haussant les prestations pour les personnes avec contrainte sévère à l’emploi, le ministre Boulet considère qu’il s’agit « d’un pas important, qu’on est en train de franchir vers l’atteinte d’une société plus égale, plus juste, plus humaine et plus respectueuse des personnes vulnérables et qui sont confrontées à l’exclusion sociale ». Or Guillaume Grenon met en doute ces propos : « Si le gouvernement de la CAQ souhaite réellement la mise en place de mesures qui visent l’atteinte de justice sociale, celui-ci devrait élargir les bonifications à toutes les catégories à l’aide sociale. Ce qui inclus les personnes sans contrainte reconnue qui représentent le groupe le plus précaire à l’aide sociale » En effet, les bénéficiaires d’aide sociales qui vivent avec la prestation de base reçoivent un montant de 648$ par mois pour subvenir à leurs besoins, à titre comparatif, le coût moyen du loyer pour un appartement à Montréal est de 768$.

Le Front commun des personnes assistées sociales du Québec regroupe 24 groupes à travers la province. Il urge le gouvernement d’augmenter les prestations d’aide sociale pour tous et toutes et qu’il mette fin au renforcement des catégories qui ne font que maintenir les personnes dans la précarité et les préjugés.