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8 mars, Appel à toutes pour se faire entendre


QUÉBEC, 8 mars 2016

Des militantes féministes sont allées perturber le ministère de l’Économie et de l’Innovation où siège actuellement Lise Thériault responsable de la condition féminine. Une action qui se veut dans le cadre de la journée internationale des femmes pour dénoncer le silence du parti libéral face aux conséquences des mesures d’austérité sur les femmes.
Une cinquantaine de femmes ont traversé les portes du ministère ce matin pour rappeler qu’elles sont les premières touchées par les nombreuses coupures dans les services publics et les programmes sociaux sans même que la ministre en tienne compte. De plus, comme l’indique Denyse Thériault co- porte-parole de l’action « les femmes devront pallier davantage par du travail gratuit au manque de l’État. Le travail domestique est invisibilisé et pèse déjà lourd sur le dos des femmes ».
Les militantes ont crié des slogans et collé des post-it où l’on pouvait y lire différentes statistiques rappelant l’écart persistant entre les femmes et les hommes. Denyse Thériault, rappelle que les femmes sont plus nombreuses à être en situation de pauvreté. « Lorsqu’elles sont en emploi, celles-ci occupent des emplois précaires, leur salaire est moins élevé et bien souvent à temps partiel. En plus, lorsqu’une femme est cheffe de famille monoparentale, elle a beaucoup plus de chance de se retrouver en situation de pauvreté ».
Marie-Hélène Fortier, aussi porte-parole de l’action, s’indigne que la ministre responsable de la condition féminine ne tienne pas compte des effets différenciés de l’austérité sur les femmes. « Présentement, le gouvernement saccage les services publics, coupe dans les CPE, augmente le fardeau des enseignants et enseignantes, rend de plus en plus difficile l’accès à des soins de santé et ce ne sont que quelques exemples des attaques du gouvernement agissant de façon directe sur les femmes ».
Concernant la sortie de la semaine dernière où la ministre Thériault refusait l’étiquette de féministe, Mme. Fortier s’interroge « comment peut-elle ne pas reconnaitre qu’elle doit son poste au mouvement des femmes ? C’est grâce aux mobilisations féministes qu’on peut voir maintenant des femmes au pouvoir, c’est aussi grâce au mouvement féministe que nous avons créé un ministère de la condition féminine. Il serait temps que la ministre en tienne compte et qu’elle se questionne sur les inégalités sociales toujours persistantes entre les femmes et les hommes. Si le mouvement des femmes a permis des avancées, l’écart des inégalités entre les sexes demeure toujours. C’est bien ce qu’on compte lui rappeler aujourd’hui par cette action ».
La coalition régionale de la marche mondiale des femmes représente des femmes de la région de Québec impliquées dans les actions féministes. C’est dans ce cadre que chaque année des militantes participent à la journée internationale des femmes afin de ramener à l’ordre du jour la pauvreté et la violence vécues par les femmes.